Chargement en cours .....

 

LA CHABRAQUE Lieux de Vie et d'Accueil et Unités Individualisées

POUR UNE CONVIVIALITE

Statut de l'association
Pour une convivialité
Quelques points Techniques
Pour Finir
Bienvenue

Vivre à LA CHABRAQUE est avant tout un choix de vie, choix certes guidé par les aléas d'un passé difficile mais choix malgré tout.
Nous n'avons jamais accepté un jeune contre son gré et avons toujours été vigilants quant à son désir de nous quitter lorsque, pour diverses raisons, la situation lui était devenue intolérable. Pour être "Chabraqueux" il faut être motivé pour une vie conviviale à partager aussi bien avec d'autres adolescents qu'avec des chevaux.

"Etre Chabraqueux" c'est être l'invité privilégié dans une grande maison, invité privilégié qui va partager un espace, un temps dans une famille avec d'autres jeunes.

Qui sont d'abord les membres de la famille ARDON ? Monsieur et Madame ARDON Patrick, après avoir travaillé 10 ans dans différents centres de cure ambulatoire psycho-pédagogique de la région parisienne en tant que ré-éducateurs en psychomotricité puis psychothérapeutes, se sont installés en 1974 et ont créé en Aveyron le premier lieu d'accueil pour enfants autistes. Ils ont mis sur pied ce qu'ils ont appelé les techniques de séjour de rupture pour ces enfants.
Au début des années 80, ils ont envisagé un autre type d'accueil. Des chevaux étant déjà présents sur le lieu, c'est vers une formation autour du monde du cheval qu'ils se sont naturellement tournés pour des jeunes en difficulté sur un plan social.
Les autres membres du "clan" ARDON vivant à Sever car c'est bien de structure clanique dont il faut parler maintenant, sont deux autres familles. Julien et Sophie ARDON permanents et animateurs du deuxième LVA : LA CHABRAQUE II. Sébastien et Myriam ARDON permanents et animateurs de l'Association L'ECURIE DE SEVER.
Ces deux jeunes couples ayant leurs propres enfants instituent par là-même Patrick et Marie-France ARDON en grands-parents voire en "patriarche" ; ce qui n'est pas sans résonance pour les "Chabraqueux". Bien sûr ce clan n'est pas fermé puisqu'un grand nombre de personnes travaillent ou vivent avec eux.

"Etre Chabraqueux" c'est être responsable de son espace de vie, de participer à son entretien, de le respecter pour s'y sentir bien : chacun a son espace, voire sa chambre qui est individualisée selon ses goûts et aménagée avec soin. Les espaces communs sont eux aussi conçus avec chaleur et permettent aux uns et aux autres de vivre une convivialité agréable.

"Etre Chabraqueux" c'est reconnaître l'Autre comme sujet du groupe ayant une parole, comme "co-pain" avec qui on partage mais aussi écoute, aide, dans le respect d'une loi acceptée par tous : lorsque les jeunes sont admis à LA CHABRAQUE après des stages préliminaires, ils signent un contrat de convivialité et d'engagement professionnel : le règlement de fonctionnement, où il est spécifié par exemple, que l'une des règles acceptées par tous est ce que nous avons appelé la règle des trois "V" : interdiction de vol, de violence, et de viol (le terme "viol" venant ici pour compléter le troisième "V" mais ne reflète que l'interdiction de flirt entre garçons et filles de la maison).

"Etre Chabraqueux" c'est accepter de faire le deuil de l'enfance pour devenir un possible adulte ; c'est petit à petit prendre conscience de ses difficultés, prendre conscience de son passé, mettre parfois une distance avec sa famille pour devenir pleinement responsable et s'engager dans la vie.

"Etre Chabraqueux" c'est appartenir à une structure sociale(le clan), la défendre, la valoriser et se valoriser à travers elle : on est regardé et valorisé parce qu'on monte bien à cheval, on est regardé et valorisé par les autres(les professionnels entre autres). C'est sortir de la galère qu'on a connue pendant des années.

"Etre Chabraqueux" diront les anciens, c'est savoir que quelque part, là-bas en Aveyron, on pense à vous, qu'un coup de téléphone peut apaiser, qu'une lettre peut rassurer, qu'un cadeau peut réconforter : les jeunes sortis de notre structure depuis deux ou trois ans passent de temps à autre nous voir, nous informant de leur devenir.

Notre projet pourrait se résumer en une phrase qu'un adolescent a dite un jour où il devait se présenter chez un futur employeur : "Fais-moi beau".